Soutien à la révolte du peuple Grec

Après de nombreuses mesures d’austérité déjà brutalement appliquées, la nouvelle feuille de route imposée au peuple grec par la finance, le FMI et, en notre nom, par des représentants de l’Union européenne, déstructure et paupérise toujours plus la population et la société.

  • suppression des conventions collectives et dérégulation généralisée du marché du travail
  • baisse de 22% du salaire minimum et gel de ce salaire (600 euros brut/mois) pour trois ans
  • instauration d’un salaire minimum "jeune" (527 euros brut/mois) pour les moins de 25 ans
  • baisse des cotisations sociales et corrélativement réduction de 15% du montant des retraites complémentaires
  • nouvelle baisse des salaires dans la fonction publique et réduction des effectifs (150.000 postes en moins en trois ans)

Ces "réformes" n’ont pas pour but de remédier aux dysfonctionnements du système fiscal, d’imposer à l’épiscopat de participer à l’effort social, de limiter des dépenses militaires extravagantes, ou de limiter les spéculations boursières hasardeuses. Ces "réformes", c’est l’application implacable du libéralisme de guerre à une économie malade.

 

L’ampleur de cette offensive, la dureté des sacrifices imposés, ouvrent une crise politique majeure : de nouvelles élections sont indispensables, ils provoquent indignation et colère du peuple grec : sa révolte est légitime.

 

Aucun mouvement politique oeuvrant à la transfomation sociale ne peut accepter la carcan imposé aux grecs, aux portugais, aux espagnols au nom d’une politique européenne dictée par le capitalisme financier, et toutes doivent combattre le projet Merkel-Sarkozy de traité sur la discipline budgétaire.

La solidarité est indispensable, l'Union Sociale Démocratique s’associe à toutes les initiatives de soutien au peuple grec, son combat est le nôtre.

L'USD dénonce fermement les violences policières.

Le 10 janvier, Wissam el Yamni mourait des suites d’un arrêt cardiaque survenu lors d’un tabassage policier en règle au cours de la nuit du nouvel an. Une dizaine de jours plus tard, à Aulnay, Abdel el Jabri succombait lui aussi à un arrêt cardiaque après avoir croisé le chemin de policiers. Deux noms qui s’ajoutent à la longue liste des victimes des violences policières.

 

Si l’historien Maurice Rajfus décompte près de 200 morts entre 1977 et 2001, leur nombre n’a depuis pas cessé d’augmenter : Abou Bakari Tandia, Zyed Benna, Bouna Traoré, Reda Semmoudi, Yakou Sanogo, Lamine Dieng… – les affaires se suivent et se ressemblent.

 

Il n’est désormais plus acceptable de parler de bavures alors qu’il s’agit clairement de violences volontaires voire de meurtres dont le caractère raciste est facile à démontrer. Ces homicides ne sont d’ailleurs que la partie émergée de l’iceberg : dans l’ombre se découvrent les humiliations quotidiennes des contrôles au faciès, les gardes à vue, les insultes et les conséquences désastreuses d’une politique carcérale impitoyable.

 

Les habitantes et habitants des quartiers populaires n’en peuvent plus de cette pression policière et de ces crimes impunis ; les proches des victimes s’organisent. En ce moment ont lieu les procès des policiers impliqués dans la mort d’Hakim Ajimi à Grasse en 2008 et de ceux impliqués dans la mort d’Ali Ziri à Argenteuil en 2009. Dans cette dernière affaire, comme le craignaient toutes celles et tous ceux qui se battent pour que justice soit rendue, un non-lieu a été requis par le procureur de Pontoise…

L'Union Sociale Démocratique apporte son soutien aux proches des victimes et dénonce l’impunité dont bénéficient les responsables de ces crimes.

 

Pour exiger vérité et justice dans le procès des policiers impliqués dans la mort d’Hakim Ajimi, l'Union Sociale Démocratique appelle notamment à venir se rassembler ce vendredi 20 janvier à 18 heures à Marseille devant le tribunal de grande instance (6, rue Joseph Autran) et, à Paris, à la même heure, à la Fontaine des Innocents. Mettons fin au régime policier d’exception imposé au quartiers populaires !

2012 : l'année de celles et ceux qui luttent !

L'Union Sociale Démocratique, mouvement politique au coeur des mobilisations sociales et environnementales en France et en Europe, souhaite une bonne année à tous les opprimés et exploités du monde entier, à tous ceux qui luttent pour reprendre en main le contrôle de leur existence, à tous ceux qui refusent les injustices et aspirent à un monde basé sur la solidarité, la liberté et le respect de l'écosystème.

Sarkozy - Merkel : leur Europe n'est pas la notre

Le 5 décembre, Nicolas Sarkozy a reçu la chancelière allemande, Angela Merkel, avant le sommet européen de la fin de semaine censé « garantir l’avenir de l’Europe ». Ils ont proposé d’imposer, « à marche forcée », d’ici « au mois de mars », un « nouveau traité » des 17 membres de la zone euro ou des 27 membres de l’ensemble de l’Union européenne.

Ils veulent instaurer une réunion mensuelle des chefs d’État et de gouvernement constituant un prétendu gouvernement économique. Au cœur du projet l’idée de « sanctions automatiques » envers les pays membres de l’UE dont le déficit dépasserait les 3 % du PIB, avec en prime, l’instauration d’une « règle d’or renforcée et harmonisée au niveau européen », dont la Cour européenne de justice pourrait vérifier l’application.

 

Il s’agit d’imposer à chaque État un carcan budgétaire pour mieux exercer la pression des deux puissances dominantes de l’Europe et des banques tant sur les gouvernements que sur les populations afin de les contraindre à appliquer et à accepter des politiques d’austérité que l’on nous promet pour de longues années.

 

«  Depuis plusieurs mois, c’est Mme Merkel qui décide et M. Sarkozy qui suit », a commenté Hollande depuis Berlin où il rencontre le SPD. Sarkozy aurait capitulé selon Martine Aubry. « Daladier à Munich » selon Le Guen ! Ces petites phrases flattant le chauvinisme visent à laisser croire que la gauche libérale aurait une autre politique. Elles contribuent surtout à distiller le poisson dont profite Marine Le Pen. C’est, sur le fond, ridicule. Par-delà leurs rivalités, Merkel et Sarkozy sont unis, comme le sont aussi les dirigeants socialistes, pour imposer l’austérité. Écran de fumée aussi, car ces déclarations voudraient masquer l’impuissance de la gauche libérale européenne incapable de prendre le mal à la racine.

 

Pour l'Union Sociale Démocratique, les vraies réponses mûrissent dans les mobilisations qui secouent tous les pays d'Europe pour refuser de nouveaux sacrifices. À travers celles-ci se construit une autre Europe, celle des peuples.

Tracto-vélo : un succès qui fait de Notre Dame des Landes un des enjeux politiques majeurs du 21ème siècle

 Avec plus de 3000 personnes, ce 12 novembre devant le Sénat, la tracto-vélo, commencée à Notre Dame des Landes le 6 novembre dernier, se termine en apothéose. Ce succès collectif des opposant-e-s au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, associations, syndicats et partis politiques réunis, marque indéniablement et positivement une nouvelle étape du bras de fer politique qui les oppose à la droite sarkozyste et au PS.


Les conclusions de l’étude indépendante récemment révélée sont sans appel : les documents économiques sur lesquels le débat public a reposé sont minés et défaillants sur de nombreux points. Les décisions qui ont suivi (déclaration d’utilité publique, vote sur les financements destinés au concessionnaire Vinci) ne sont donc pas valides. L’Etat doit abroger les décrets d’utilité publique et reprendre le dossier en totalité.

 

 Pour l'Union Sociale Démocratique, qui participe à la lutte contre ce projet aberrant, Notre Dame des Landes, emblématique des luttes écologiques et sociales, constitue un enjeu décisif pour le 21ème siècle.

 

 La puissante mobilisation d’aujourd’hui porte un signal clair à la droite gouvernementale et au Parti Socialiste : rester la tête dans le sable ou reconnaître enfin les faiblesses du dossier et demander son réexamen.

 

 En tout état de cause, la mobilisation citoyenne continue et sort grandement renforcée du succès de cette semaine de la tracto-vélo.

 

Ecologiquement, économiquement et socialement la construction d’un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes est une absurdité. Nous garderons les terres de Notre Dame des Landes. Vinci doit dégager.


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