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Tous en grève le 5 mars ! Posté le 26/02/2013 - Par U.S.D

Halte à la dictature du MEDEF ! Le 5 mars, toutes et tous en grève et dans la rue !

 

Le 11 janvier 2013, les dirigeants de syndicats minoritaires et le MEDEF ont signé un accord dit de « sécurisation de l’emploi ». Le 6 mars, les parlementaires vont commencer à se pencher sur un projet de loi reprenant à la virgule près les termes de cet accord. Loin de sécuriser l’emploi comme il le prétend, ce projet de loi à renforcer la flexibilité et la mobilité, à faciliter le chantage à l’emploi des patrons et surtout à sécuriser encore plus les licenciements et la délinquance patronale.

 

Si le texte est voté, les patrons pourront, par exemple, aller jusqu’à imposer au nom de la « défense de l’emploi », des baisses de salaires aux travailleurs touchant plus de 1.300 euros nets par mois, le tout sans aucune garantie que deux ans après ils ne licencieront pas ! Ils pourront imposer la mobilité géographique, sur l’ensemble du pays, et licencier pour motif personnel le travailleur qui refusera d’être muté de Lille à Marseille par exemple ! Ils pourront se passer de PSE pour licencier, accélérer les plans de licenciements et rendre beaucoup plus difficile les possibilités pour les salariés de les contester. D’ailleurs, ce même texte réduit les possibilités de contestation devant les prud’hommes : le délai de prescription pour des salaires non-payés passe par exemple de 5 à 3 ans, et pour les licenciements abusifs apparaissent des « forfaits » largement inférieur à ce qui peut être obtenu aujourd’hui.

 

Déjà aujourd’hui, il n’y a pas un jour ans qu’on apprenne un nouveau plan de licenciement ou une fermeture de site. Dans l’automobile, c’est plus de 11.000 suppressions d’emplois chez PSA, avec la fermeture du site d’Aulnay, 7.500 suppressions d’emplois chez Renault, et il faudrait ajouter les dizaines de milliers de suppressions de postes et d’emplois que cela entrainera dans les usines de sous-traitance. C’est la menace de fermeture de l’usine Amiens-Nord de Goodyear où les travailleurs résistent depuis plus de cinq ans pour maintenir leurs emplois. Et on pourrait ajouter, parmi les entreprises touchées par des licenciements, pour ne prendre que les plus grandes et les plus connues ArcelorMittal, Sanofi, Virgin, Candia, Doux, Alcatel Lucent, Petroplus, etc, etc. La fonction publique n’est pas en reste avec 150.000 emplois supprimés ces trois dernières années, suppressions d’emplois qui continuent sous le nouveau gouvernement avec des milliers de postes qui doivent être supprimés à la Banque de France ou chez France Télévisions par exemple.

Aucun secteur d’activité n’est épargné par le rouleau-compresseur patronal des licenciements et des suppressions d’emploi. Déjà 5 millions de chômeuses et de chômeurs en France, alors que dans les ateliers, les bureaux, les services et les chantiers on crève de la hausse de la productivité et de l’accroissement de la charge de travail. Tous les jours des salariés se suicident sur leurs lieux de travail alors qu’à Nantes c’est un chômeur qui s’est donné la mort en s’immolant parle feu. Voilà le capitalisme dans toute son horreur, voilà toute l’ignominie de cette société où seul compte le profit d’une minorité : on crève, au sens propre, de ne pas avoir de travail devant Pôle Emploi, on crève d’avoir trop de travail et trop de pression dans les boîtes !

 

A entendre les patrons et les politiciens, journalistes et certains cadres syndicaux à leur service, nous devrions, pour « sauver l’emploi », accepter de nouvelles dégradations de nos conditions de travail, nous devrions être prêts à accepter des baisses de salaires alors qu’on n’arrive déjà pas à joindre les deux bouts, on devrait même, à les entendre, accepter le licenciement d’une partie de nos copains et copines ! Voilà l’odieux chantage du patronat, des « accords de compétitivité » d’aujourd’hui aux « plans de sécurisation de l’emploi » prévus dans l’accord du 11 janvier !

 

Les organisations syndicales CGT, Force Ouvrière, FSU et SUD Solidaires appellent le 5 mars à une journée de mobilisation, de grèves et de manifestations contre le projet de loi dit de « sécurisation de l’emploi ». Nous devons être nombreux à nous mobiliser ce jour là, travailleurs du privé ou du public, avec ou sans emploi. Que cette journée soit aussi une étape pour nous retrouver tous ensemble dan la rue, pour nous lier avec les camarades qui sont déjà en lutte comme ceux de Renault, PSA, Goodyear, Sanofi, ArcelorMittal ou Virgin, pour aller vers l’explosion sociale que craint le gouvernement mais dont nous, travailleuses et travailleurs, avons besoin pour stopper la régression sociale, les licenciements et la baisse de notre pouvoir d’achat !

 

Il est temps, en effet, de résister tous ensemble à la dictature patronale !

 

Union Sociale Démocratique.