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RETRAITES, FONCTION PUBLIQUE, licen­cie­ments mas­sifs, déri­ves sécu­ri­tai­res, sta­gna­tion des salai­res, chô­mage par­tiel, pré­ca­rité galo­pante… com­bien de mots encore pour qua­li­fier l’impasse sociale dans laquelle nous plonge le capi­ta­lisme ? La crise devait tout chan­ger et rien n’a bougé. Étonnant ? Pas vrai­ment, car quand le patro­nat et l’État défen­dent leurs inté­rêts, la crois­sance des pro­fits et la conti­nua­tion de leur domi­na­tion économique, poli­ti­que et sociale, ils ne font pas dans l’huma­nisme.


La belle crise que voilà…
Pourtant, la crise finan­cière n’a pas fait mal à tous, elle sert plutôt de pré­texte pour accen­tuer la pres­sion sur les droits sociaux. Les sala­riés l’ont vécu de plein fouet, mais les patrons, diri­geants poli­ti­ques et autres ges­tion­nai­res du sys­tème capi­ta­liste ne s’en por­tent que mieux. Après les larmes de cro­co­dile ver­sées sur le risque d’effon­dre­ment et de faillite du sys­tème finan­cier mon­dial, est venu le temps de l’appel aux sacri­fi­ces… pour les tra­vailleurs. Jusqu’à expli­quer que fran­che­ment, non, ce n’est plus pos­si­ble de conti­nuer comme avant, il faut régu­ler. Et plutôt que faire rendre gorge aux infâ­mes tra­ders et spé­cu­la­teurs, on réduit les dépen­ses publi­ques, on gèle les salai­res, on pro­cède à des licen­cie­ments économiques de masse, on pré­ca­rise et on réforme les retrai­tes. Étrange rac­courci non ?

Tais-toi et marche ! Et pour par­faire le tout, rien de mieux que de mettre au pas ceux qui osent contes­ter.

Leur logi­que et la nôtre Quelques évidences sub­sis­tent : notam­ment que les riches­ses n’ont pas dis­paru, mais qu’elles sont juste tou­jours plus concen­trées entre les mains d’une mino­rité.

De même que les pré­ten­dus défi­cits publics sont créés de toutes pièces : gel des coti­sa­tions patro­na­les, exo­né­ra­tions mas­si­ves de coti­sa­tions sur les bas salai­res, géné­ra­li­sa­tion des méca­nis­mes d’inté­res­se­ment (stock-options, épargne sala­riale, action­na­riat d’entre­prise, par­ti­ci­pa­tion, primes diver­ses), tous exo­né­rés de coti­sa­tions, dettes de l’État vis-à-vis des régi­mes sociaux, poli­ti­que de bas salai­res et donc de fai­bles coti­sa­tions et médio­cres contri­bu­tions au finan­ce­ment des régi­mes sociaux, chô­mage de masse et donc perte de coti­sa­tions, fraude mas­sive des entre­pri­ses, pla­ce­ments finan­ciers soumis à aucune coti­sa­tion sociale, etc.

Combien de dizai­nes de mil­liards d’euros au final pour un pré­tendu défi­cit de quel­que 30 mil­liards ? Et on vou­drait nous faire croire qu’avec le non-rem­pla­ce­ment d’un fonc­tion­naire à la retraite sur deux et le report de l’âge de la retraite, on va arran­ger les choses.

Mais en toute logi­que, si cer­tains tra­vaillent plus vieux, les jeunes seront au chô­mage, et si on sup­prime des emplois dans la fonc­tion publi­que, le chô­mage va encore aug­men­ter… Réduire les défi­cits en aug­men­tant le chô­mage, en voilà une belle idée. La seule force des tra­vailleurs c’est leur nombre et leur capa­cité à blo­quer la pro­duc­tion des riches­ses qui font les jours heu­reux et les yachts clas­sieux du patro­nat.

Plutôt que perdre quel­ques demi-jour­nées de salaire tous les deux ou trois mois pour ne rien obte­nir, ne vau­drait-il pas mieux tout arrê­ter quel­ques jours ? D’autres l’ont fait avant nous, lors des grèves de 1936 par exem­ple, per­sonne ne s’en plaint aujourd’hui, sur­tout pen­dant ses congés payés. Nous devons opposer la soli­da­rité des tra­vailleurs à la vio­lence patro­nale, qui pri­vi­lé­gie la main­mise des sala­riés sur leurs luttes plutôt que de délé­guer leur voix à quel­ques per­ma­nents éloignés des réa­li­tés du monde du tra­vail ! Le capi­ta­lisme n’est pas la fin de l’his­toire.

Pour l'émancipation sociale et parce-que d'autres futurs sont possibles, l'Union Sociale Démocratique appelle à grève géné­rale reconductible.