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La journée de mobilisation du 23 septembre a montré la détermination de la rue à faire tomber la contre-réforme des retraites du gouvernement. Plus de 3 millions de personnes ont manifesté leur colère face à un gouvernement embourbé dans des affaires et qui persiste à imposer une loi uniquement destinée à servir les intérêts du capital.

Dans les entreprises, de plus en plus de travailleurs et de travailleuses ont envie d’en découdre en radicalisant les actions. Dans de nombreuses boîtes la grève reconductible est à l’ordre du jour et a parfois été tentée après les précédentes journées d’action ou est en cours actuellement (Total, Éducation nationale, Culture, Collectivités territoriales, ports du Havre et de Marseille…).

Construisons un mouvement d’ensemble

Pour autant, un mouvement d’ensemble peine à émerger. Les directions de certaines organisations syndicales freinent des quatre fers pour éviter la radicalisation du mouvement et espèrent pouvoir amender le projet de loi. La stratégie des « journées d’actions » se situe dans cette unique perspective de négociation. Pour pouvoir obtenir le retrait pur et simple du projet, il va falloir sortir du calendrier de l’intersyndicale et s’engager dans un véritable mouvement d’ensemble sur la durée.

La grève générale, c’est à nous de la construire. Il est vain d’attendre un appel à la grève générale des directions syndicales. Il est vain d’attendre que le PS, qui est d’accord sur le fond avec la réforme, revienne sur la loi en 2012. Il est vain d’espérer que la seule mobilisation des cheminot-e-s, des étudiant-e-s ou d’un secteur en particulier suffise à gagner.

C’est en organisant des assemblées générales massives dans nos boîtes que nous donnerons confiance à nos collègues pour s’engager dans la grève et que nous construirons concrètement la grève générale. Cette stratégie doit pour avoir une chance de réussir être mise en œuvre dés maintenant dans un maximum de boîtes, sans attendre le lendemain du 12 octobre, prochaine date de grève appelée par l’intersyndicale. Il faut, d’ici là, rompre l’isolement et les barrières entre secteurs et entreprises, qui font que chacun attend de l’autre qu’il se lance dans un mouvement de grève reconductible pour partir à son tour. Cela passe par l’organisation d’assemblées interprofessionnelles de grévistes et l’organisation d’actions communes (tractages, cortèges, blocages etc.).

La solidité de telles grèves reconductibles dépendra des revendications portées par la mobilisation. Car dès les premières concessions du gouvernement, une partie des syndicats lâcheront ouvertement le mouvement et il faudra alors convaincre les salarié-e-s de poursuivre malgré ces divisions. Par ailleurs, la solidarité doit s’organiser entre et avec les grévistes, notamment à travers la constitution de caisses de grève.

L'Union Sociale Démocratique exige le retrait du projet et, dans un premier temps, la retraite à 55 ans à taux plein pour toutes et tous. C’est possible, à condition de s’en donner les moyens en allant chercher l’argent là où il est : dans les poches du patronat, des actionnaires et des grandes fortunes, qui sont les véritables maîtres d’œuvre du projet de loi.