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Retraites : la lutte n'est pas finie ! Posté le 10/11/2010 - Par U.S.D

Maintenant que la loi est votée, la contestation est entrée dans une nouvelle phase, et nous ne devons pas hésiter à remettre en cause la légitimité de la « démocratie représentative », comme cela s’est vu durant le CPE.

Tous les secteurs de la société se sont engagés dans la lutte, chacun à leur manière, témoignant de la colère accumulée depuis plusieurs années contre un gouvernement autoritaire ainsi que contre le système capitaliste. L’importance rarement égalée des manifestations témoigne de la ferme opposition à la réforme des retraites mais aussi de la crise de légitimité profonde du gouvernement et du système en place.

Concrétiser la radicalité du mouvement

C’est la détermination de certaines fédérations syndicales et de nombreuses équipes locales qui a permis le réel déclenchement de ce mouvement. Ce faisant, elles ont empêché la majorité de l’intersyndicale de se situer uniquement dans la perspective d’une négociation du projet de loi. Pour autant, si la bataille de l’opinion a été gagnée et si la participation aux manifestations a été massive, il y a eu une réelle difficulté à reconduire et à élargir les grèves. L’intersyndicale a donc réussi à reprendre la main sur l’organisation du mouvement. Les dernières annonces de celle-ci, en n’apportant aucun soutien aux mouvements de grève reconductible, en condamnant les actions portant atteinte « aux biens et aux personnes » et en espaçant de nouveau les jours de mobilisation, montrent une intention très claire d’enterrer progressivement la mobilisation et d’éviter une remise en cause réelle de la légitimité gouvernementale, laissant le champ libre au PS et aux autres partis d’opposition institutionnelle pour présenter les prochaines échéances électorales comme le seul débouché à la colère exprimée. Mais ce n’est pas en construisant un nouveau programme commun avec la gauche sociale-libérale que le mouvement social parviendra à faire entendre ses revendications ! Le PS l’a clairement dit : il est pour l’allongement de la durée de cotisations et “prend acte” des précédentes réformes. Alors si nous voulons que la société change, nous devons nous organiser et prendre nous-mêmes les choses en main.

Faire front contre le Capital !

Le mouvement de masse actuel a été dynamisé par l’impulsion de grèves reconductibles et d’actions de blocage, qui témoignent d’une radicalisation d’une partie des salarié-e-s et de leurs organisations syndicales. En s’attaquant au fonctionnement de l’économie capitaliste par l’arrêt de la production dans les raffineries et le blocage des dépôts de carburants, les travailleuses et les travailleurs ont réaffirmé leur importance dans le processus de production des richesses. Tout le monde a pu constater que ce ne sont pas les actionnaires ni les managers qui amènent l’essence dans les stations-services. Ces actions ont toujours bénéficié du soutien d’une majorité de la population. Nous devons faire en sorte que cette prise de conscience et cette radicalisation dans les modes d’action se concrétisent par une réelle opposition aux directions confédérales au sein des organisations syndicales et par l’unité d’action des syndicalistes de lutte au sein et entre les syndicats. Et au-delà de la mobilisation actuelle pour défendre nos retraites, nous ne devons pas hésiter à nous mobiliser pour faire front face aux attaques incessantes du gouvernement contre nos droits sociaux, et notamment face aux attaques portées au droit à l’avortement par le biais de la réforme hospitalière. Jusqu’à quand allons-nous accepter ces régressions sociales que la droite nous impose ?

Pour l'Union Sociale Démocratique, il est temps de se battre pour un autre projet de société !