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La vague de contestation qui a abouti à la chute du dictateur Ben Ali est en train de s’élargir à l’ensemble des pays arabes. Face à des régimes autoritaires qui se nourrissent de la misère de la population et entretiennent la corruption, les peuples arabes se soulèvent pour balayer les dictateurs mais aussi pour réclamer la justice sociale et se débarrasser des exploiteurs capitalistes qui s’enrichissent depuis trop longtemps sur leur dos.


Moubarak, dégage !


Après Ben Ali, c’est au président égyptien Hosni Moubarak, en place depuis 30 ans, d’être poussé vers la sortie : depuis plusieurs jours, des millions d’Egyptiens et d’Egyptiennes manifestent pour exiger le départ immédiat du tyran, mais aussi pour la chute du régime Moubarak, bien conscients que l’oppression n’est pas due à un homme seul mais à un système. Pour cela, ils bravent les forces de sécurité du régime qui répriment durement les manifestations, faisant des dizaines de morts et des milliers de blessés.

Hosni Moubarak a limogé le gouvernement et a promis des réformes démocratiques mais en Égypte comme en Tunisie, les miettes lancées au peuple par un régime menacé ne suffisent pas à refroidir l’ardeur révolutionnaire de la population : les milliers d’Egyptiens et d’Egyptiennes qui ont investi la place Tahrir et ont affronté les hommes de main du président Moubarak le prouvent encore chaque jour.

Les peuples arabes se soulèvent…


En Tunisie, la mobilisation de la rue ne faiblit pas. Après la chute du tyran, les gens auraient pu rentrer chez eux, faire confiance aux politiciens et attendre la suite des évènements devant la télé. Cela n’est pas le cas. Se débarrasser de la mafia Ben Ali-Trabelsi n’est pas suffisant, c’est tout l’ancien régime du parti-État, le Rassemblement Constitutionnel Démo-cratique (RCD), qu’il faut détruire.

En Jordanie, il y a eu de multiples journées de manifestations depuis la chute de Ben Ali. Des milliers de personnes sont descendues dans les rue d’Amman la capitale et d’autres villes du pays au cri de : « Nous voulons la liberté et la justice sociale ! ». Le gouvernement a annoncé le déblocage de près 500 millions de dollars mais cela n’a pas calmé la rue et le premier ministre adû démissionner.

Au Yemen, un des pays arabes les plus pauvres, des milliers de manifestants exigent le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. Sous la pression de la rue, il vient de faire une première concession, en annonçant qu’il renonce à un nouveau mandat.

Pour les militants et militantes révolutionnaires arabes, l’enjeu est aujourd’hui que la révolte ne se limite pas aux revendications politiques mais s’engage également sur le terrain social : il n’y aura pas de véritable révolution sans révolution sociale, et faire chuter les régimes dictatoriaux passe aussi par l’expropriation de la bourgeoisie et de la classe politique qui les ont soutenus et se sont enrichies grâce à eux.

…à nous de les soutenir !


Pour les militants et militantes en France, nous devons plus que jamais rappeler le rôle sombre de l’Etat français dans le maintien en place des dictatures. Si Sarkozy, comme l’ensemble de ses homologues occidentaux, appelle maintenant à une « transition pacifique » en Egypte, c’est uniquement pour instaurer à la place des dictatures des régimes aux mains plus propres mais toujours aussi inféodés aux intérêts économiques et diplomatiques des pays occidentaux. Non à l’ingérence occidentale dans les pays arabes ! C’est à la rue de décider librement de son destin !

L'Union Sociale Démocratique réaffirme son soutien à la lutte de ces peuples pour la liberté et la justice sociale et dénonce la compromission de l’État français avec les régimes autoritaires des pays arabes.