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Le 5 décembre, Nicolas Sarkozy a reçu la chancelière allemande, Angela Merkel, avant le sommet européen de la fin de semaine censé « garantir l’avenir de l’Europe ». Ils ont proposé d’imposer, « à marche forcée », d’ici « au mois de mars », un « nouveau traité » des 17 membres de la zone euro ou des 27 membres de l’ensemble de l’Union européenne.

Ils veulent instaurer une réunion mensuelle des chefs d’État et de gouvernement constituant un prétendu gouvernement économique. Au cœur du projet l’idée de « sanctions automatiques » envers les pays membres de l’UE dont le déficit dépasserait les 3 % du PIB, avec en prime, l’instauration d’une « règle d’or renforcée et harmonisée au niveau européen », dont la Cour européenne de justice pourrait vérifier l’application.

 

Il s’agit d’imposer à chaque État un carcan budgétaire pour mieux exercer la pression des deux puissances dominantes de l’Europe et des banques tant sur les gouvernements que sur les populations afin de les contraindre à appliquer et à accepter des politiques d’austérité que l’on nous promet pour de longues années.

 

«  Depuis plusieurs mois, c’est Mme Merkel qui décide et M. Sarkozy qui suit », a commenté Hollande depuis Berlin où il rencontre le SPD. Sarkozy aurait capitulé selon Martine Aubry. « Daladier à Munich » selon Le Guen ! Ces petites phrases flattant le chauvinisme visent à laisser croire que la gauche libérale aurait une autre politique. Elles contribuent surtout à distiller le poisson dont profite Marine Le Pen. C’est, sur le fond, ridicule. Par-delà leurs rivalités, Merkel et Sarkozy sont unis, comme le sont aussi les dirigeants socialistes, pour imposer l’austérité. Écran de fumée aussi, car ces déclarations voudraient masquer l’impuissance de la gauche libérale européenne incapable de prendre le mal à la racine.

 

Pour l'Union Sociale Démocratique, les vraies réponses mûrissent dans les mobilisations qui secouent tous les pays d'Europe pour refuser de nouveaux sacrifices. À travers celles-ci se construit une autre Europe, celle des peuples.